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La DMLA principale cause de basse visionLe risque de développer une basse vision de type dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA) augmente avec l'âge. Selon l'Organisation pour la Prévention de la Cécité (OPC), à partir de 75 ans, une personne sur trois souffre d'une forme de basse vision du type dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA). LA DEGENERESCENCE MACULAIRE LIEE A L'AGE Dans les pays développés, la Dégénérescence Maculaire Liée à l'Age (DMLA) est la première cause de malvoyance à partir de 65 ans; après 75 ans, elle touche une personne sur trois. Si la dégénérescence maculaire ne provoque pas la cécité " totale ", le préjudice visuel n'en est pas moins important : la personne qui en est atteinte se trouve dans l'impossibilité de lire, d'écrire, de reconnaître les visages. La dégradation visuelle qui en résulte est souvent mal vécue par des femmes et des hommes pour lesquels la lecture est une occupation majeure et qui sont, par ailleurs, soumis aux autres aléas du vieillissement. Aujourd'hui, la recherche se mobilise pour combattre la DMLA. Des facteurs génétiques et environnementaux sont à l'origine de la dégénérescence. De grands efforts sont entrepris aujourd'hui pour tenter d'influencer la lente dégénérescence des cellules visuelles. De nouveaux traitements sont mis sur le marché, de nouveaux protocoles de prise en charge sont soumis à une recherche clinique soutenue. Dans le domaine de la recherche avancée, des tentative de greffe de rétine sont actuellement en cours d'évaluation. VERS UNE AUTRE FACON DE VOIR " La déficience visuelle ne doit pas être, pour ceux qui en sont atteints, une cause de dépendance et d'exclusion ". Dr Claude Chambet C'est dans l'objectif de maintenir l'autonomie et l'intégration sociale des personnes malvoyantes que le Docteur Claude Chambet développa dès 1959 des techniques de compensation du handicap visuel. Aujourd'hui, ces méthodes fondées sur le développement de la vision fonctionnelle ouvrent de nouvelles perspectives et un grand espoir à toutes les personnes souffrant de basse vision. APPRENDRE À VOIR DIFFÉREMMENT Jusqu'à présent, la vision était essentiellement une affaire de chiffres. On la définissait par référence à des critères mesurables d'acuité visuelle et de champ visuel. Mais des recherches ont montré qu'il existait une différence entre les données chiffrées du bilan médical et la vision utilisable en pratique, c'est à dire la vision " fonctionnelle ". Cette différence est due au fait que la vision fonctionnelle ne repose pas uniquement sur la perception visuelle mais intègre des facteurs personnels (capacité à interpréter ou reconnaître ce qui est perçu, motivation psychologique,...) et des facteurs d'environnement visuel (couleurs, contraste, distance, éclairage,...). Ainsi, par une rééducation spécifique, une personne atteinte de déficience visuelle, même sévère, peut accroître sa vision fonctionnelle alors que l'état de l'œil lui-même ne peut plus être amélioré par des traitements médicaux ou chirurgicaux. VIVRE À 90% COMME UNE PERSONNE VOYANTE... " Pendant un an et demi, j'ai cru que je ne voyais plus du tout. Je n'avais plus que 1/50° d'acuité visuelle. Depuis ma rééducation, je vis à 90% comme une personne voyante... à condition que je n'oublie pas un seul instant que je suis malvoyant !. Ceci est indispensable si je veux maîtriser toutes les situations ". Un patient rééduqué. L'intérêt de développer la vision fonctionnelle est évident : en apprenant à utiliser au mieux les " reliquats visuels ", toutes les potentialités restantes, le malvoyant peut compenser son désavantage et conserver un large degré d'autonomie. Il reprend confiance en lui et retrouve le bonheur de vivre en famille et en société. La rééducation du handicap multisensoriel et de la basse vision suppose un réel travail d'éducation avec une équipe pluridisciplinaire spécialisée : un ophtalmologiste, un opticien, un orthoptiste, un neurologue un psychologue un ergothérapeute Il existe actuellement moins de 10 centres de Rééducation Fonctionnelle en France, alors que la Suède en compte 33 pour un population de moins de 10 millions d'habitants. Face au nombre croissant de personnes âgées atteintes ou menacées par le drame de la basse vision, le développement de tels Centres s'impose comme une nécessité, presque comme une " urgence sociale ". Faute de quoi, la malvoyance sera le handicap visuel majeur du XXI ème siècle. Sources: L'Organisation pour la Prévention de la Cécité (OPC) |
Mai 2010
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